Après avoir découvert Lanzarote et Tenerife, nous étions curieux de poursuivre notre exploration des Canaries avec Fuerteventura, une île très différente de ses voisines. Ici, moins de volcans spectaculaires ou de villages ultra photogéniques, mais des paysages arides et lumineux, une île balayée par les vents et largement tournée vers l’océan.
Fuerteventura est surtout réputée pour ses plages immenses, parmi les plus belles de l’archipel, et pour son atmosphère plus calme et épurée. On y vient moins pour les villages ou les visites culturelles que pour la nature, les routes panoramiques, le vent, la lumière et la sensation d’espace.
Une destination idéale pour ralentir, profiter de l’Atlantique et découvrir une autre facette des Canaries, plus minérale et plus brute.

Résumé de notre itinéraire d’1 semaine à Fuerteventura
Pour cette semaine à Fuerteventura, nous avons opté pour un itinéraire équilibré, permettant de découvrir les différents visages de l’île sans enchaîner les longues journées de route.
Nous avons donc choisi de couper le séjour en deux, avec une première partie au nord de l’île, à Corralejo, puis une seconde dans le sud, à Costa Calma. Cette organisation s’est révélée idéale pour profiter pleinement des sites majeurs sans passer trop de temps en voiture.
Nous y étions en février 2026.
Les temps forts du séjour :
- Les dunes et les plages du parc naturel de Corralejo
- Une journée sur l’île de Lobos, sauvage et préservée
- Le village historique de Betancuria et les paysages de l’intérieur
- Les grandes plages du sud, notamment Cofete et Sotavento
- De superbes routes panoramiques à travers des paysages arides et lumineux
Itinéraire détaillé de notre semaine à Fuerteventura
Jour 1 – Arrivée à Fuerteventura et première soirée à Corralejo
Départ de l’aéroport de Nantes à 14h30. Après environ 3h30 de vol, nous arrivons à l’aéroport de Fuerteventura vers 17h (heure locale soit -1h avec la France), tout se passe bien côté bagages mais la récupération de la voiture est un peu longue. La réputation du loueur AutoReisen que nous avons choisi n’est pas usurpée, il y a plusieurs personnes devant nous, nous attendons près d’une heure avant de pouvoir enfin partir.
Nous rejoignons ensuite notre logement à Corralejo, situé à environ 30 minutes de route de l’aéroport. Accueil très chaleureux par notre hôte Marco, puis petites courses au supermarché HyperDino juste à côté de chez nous.
En fin de journée, on profite de l’ambiance sur la place du centre commercial El Campanario, où une animation musicale est déjà en place. Il est 20h, la fatigue se fait sentir, du coup on opte pour 2 pizzas à emporter chez Pizzeria de Fabio (très bonnes) et on dîne tranquillement à l’hébergement. Une première soirée simple, parfaite pour atterrir.
Jour 2 – Corralejo, Parc naturel des dunes et volcan Calderón Hondo
Point de vue depuis la Tour du centre commercial El Campanario
En début de matinée, nous retournons au centre commercial El Campanario, où nous arrivons vers 9h. Tous les dimanche et jeudi, des stands d’artisanat sont présents mais les boutiques n’ouvrent qu’à partir de 9h30. Nous avons été attirés par la tour panoramique qui domine l’ensemble du complexe. Accessible directement par l’ascenseur depuis le grand parking souterrain gratuit (pratique pour poser la voiture et faire une pause WC), cette tour offre un point de vue à 360° sur Corralejo, les dunes environnantes, l’île de Lanzarote et même l’île de Lobos quand la visibilité est bonne. L’accès à la tour ouvre à 10h. On prend le temps de gravir quelques marches, d’observer la lumière du matin et de se repérer dans le paysage. Même si l’on est au cœur d’un centre commercial, la sensation d’espace est immédiate. Un bon premier aperçu de ce qui nous attendait pour le reste du séjour.
Parc naturel des dunes de Corralejo
Un peu avant 11h, direction le parc naturel des dunes de Corralejo. Situé au sud de Corralejo, le parc naturel des dunes offre un paysage totalement dépaysant, fait de vastes étendues de sable blond bordées par l’océan. L’accès est très simple : il suffit de suivre la route principale et de se garer sur l’un des nombreux espaces aménagés le long de celle-ci, puis de marcher quelques minutes dans les dunes pour rejoindre la plage. Selon la lumière et le vent, le décor change complètement.
Nous traversons le parc jusqu’au bout, avant de faire demi-tour pour déjeuner face à une crique bleu turquoise. De notre point de vue, les dunes et plages les plus impressionnantes se trouvent après le grand complexe Riu.
Calderón Hondo
Vers 14h30, cap sur le volcan Calderón Hondo, situé près de Lajares, pour l’une des randonnées les plus accessibles de Fuerteventura. Depuis le parking (celui dit “des chameaux” ou un peu plus haut selon le point de départ), il faut compter environ 40 minutes de montée progressive sur un sentier bien aménagé pour atteindre le bord du cratère, en prenant le temps de s’arrêter, notamment pour observer les écureuils, très nombreux et adorables sur le chemin. La vue au sommet est impressionnante, avec un large cratère parfaitement dessiné et un panorama ouvert sur le nord de l’île. Notez qu’en fin d’après-midi, le soleil est de face, ce qui laisse une partie du cratère à l’ombre.
Il existe un parking plus proche permettant de ne faire que l’ascension finale, mais on y croise moins d’écureuils.
Retour au parking vers 17h15, soit presque 2 heures sur place, entre pauses photos et vol du drone au sommet.
Courses au Lidl pour préparer des sandwichs pour le lendemain (pas si facile à trouver sur l’île), puis dîner à la maison.
Jour 3 – Journée sur l’île de Lobos : nature, silence et météo capricieuse !
Accessible en 15 minutes de ferry depuis Corralejo, l’île de Lobos est une petite île protégée que l’on découvre uniquement à pied. Une fois débarqué, plusieurs sentiers bien balisés permettent de faire le tour en environ 2h30 à 3h, à travers champs de lave et paysages volcaniques.
Parmi les principaux points d’intérêt :
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La Concha, une jolie plage en arc de cercle aux eaux claires, idéale pour une pause baignade (quand la météo le permet).
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Les lagunes et la passerelle en bois, parfaites pour les photos avec vue sur Lanzarote.
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Le phare de Martiño, situé à l’extrémité nord, qui offre une belle perspective sur l’océan.
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La Montaña La Caldera, petit sommet volcanique (environ 30 minutes de montée) offrant une vue panoramique sur toute l’île.
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Le petit ponton et le minuscule hameau de pêcheurs, où se trouve l’unique restaurant de l’île (pas toujours ouvert).
L’ambiance est brute et silencieuse. Ici, pas de routes, peu d’infrastructures (les seuls WC, situés au centre des visiteurs, sont hors service ce jour-là), et une nature à respecter scrupuleusement. Une excursion idéale pour découvrir une facette plus préservée des Canaries, à condition que la météo soit de la partie… ce qui ne fut pas le cas pour nous !
C’est sous un temps couvert que nous avons embarqué sur le ferry partant à 10h. Première mauvaise surprise : le retour prévu à 17h est annulé à cause des conditions météorologiques. Il faut choisir entre un retour à 14h20 ou 15h20. On opte pour 15h20 afin de profiter au maximum de l’île, même si la météo ne laisse pas beaucoup d’espoir pour la baignade.
20 minutes plus tard, nous arrivons sur l’île de Lobos. Premier rappel important : le drone est interdit sur l’île.
Nous prenons le sentier sur la droite en direction du ponton. Le soleil est de face et, avec les nuages, les couleurs sont moins éclatantes qu’espéré.
Nous passons les lagunes, la passerelle, puis atteignons le phare un peu avant midi, pauses photos comprises. Le ciel se couvre de plus en plus, dommage pour les contrastes, mais le silence et l’ambiance très brute de l’île restent marquants. Les sentiers sont bien balisés et entretenus, à respecter absolument car l’île est protégée. On marche au milieu des champs de lave et de rares touffes de végétation.
Vers 12h30, nous contournons la Montaña La Caldera sans monter au sommet (annoncé à 30 minutes, la motivation n’y est pas). Une averse bien chargée nous surprend, aucun abri nul part, on se replie au centre des visiteurs pour manger debout notre sandwich.
Une éclaircie nous pousse à tenter un retour vers le ponton, mais le ciel se rebouche et la pluie revient. Clairement, ce n’est pas la journée idéale. À 13h45, on décide d’attendre le bateau qui part à 14h20 (le nôtre est à 15h20). Coup de chance, nous pouvons finalement embarquer à 14h20, le bateau n’étant pas complet. Traversée mouvementée avec mal de mer à la clé, heureusement de courte durée.
Infos pratiques – Comment se rendre sur l’île de Lobos?
L’île de Lobos est accessible uniquement depuis Corralejo, en bateau.
Deux options principales :
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Le ferry classique : traversée d’environ 20 minutes, plusieurs départs par jour. C’est l’option la plus courante et la plus stable, idéale si la mer est un peu agitée. 17 € aller-retour/pers.
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Le taxi boat : embarcation plus petite et plus rapide, horaires souvent plus flexibles, mais traversée parfois plus sportive en cas de houle. 16 € aller-retour/pers.
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Dans tous les cas, il est obligatoire de réserver une autorisation gratuite d’accès à l’île à l’avance (quota journalier limité) sur le site officiel. Pensez également à vérifier les horaires retour, surtout en cas de météo changeante.
Jour 4 – Nord-ouest de l’île : Villaverde, La Oliva et El Cotillo
Les moulins de Villaverde
Premier arrêt aux moulins de Villaverde, vestiges emblématiques du passé agricole de Fuerteventura. Faciles d’accès en bord de route, ils offrent un joli contraste avec les paysages arides environnants (bien qu’inhabituellement vert lors de notre passage) et constituent un arrêt photo rapide mais agréable.
La Oliva et la montagne de Tindaya
Nous faisons ensuite un stop à La Oliva, petit village historique. Dommage, un chapiteau installé près de l’église gâche un peu la vue ce jour-là, et les fameuses lettres ne sont pas présentes.
Nous retrouvons finalement d’autres lettres plus loin, avec la montagne de Tindaya en toile de fond.
El Cotillo et ses plages
El Cotillo est un ancien village de pêcheurs sur la côte nord-ouest de Fuerteventura. On y vient surtout pour ses falaises battues par les vagues côté ouest et ses lagons plus calmes côté est quand la mer le permet. L’ambiance reste simple et authentique, avec quelques restaurants face à l’océan.
Playa del Águila (4 km de piste)
À l’arrivée à El Cotillo, nous empruntons une piste d’environ 4 km, tout à fait praticable en voiture classique, pour rejoindre la plus éloignée : Playa del Águila. Le décor est spectaculaire avec de hautes falaises, des vagues puissantes et une ambiance très brute. Un escalier permet de descendre sur la plage, mais la baignade est déconseillée en raison des forts rouleaux.
Nous rebroussons chemin pour nous arrêter à un point de vue en hauteur, parfait pour admirer la houle se fracasser contre les falaises.
Playa del Ajibe de la Cueva & Piedra Playa
Nous poursuivons vers Playa del Ajibe de la Cueva, avec Piedra Playa juste à côté, spot réputé pour le parapente.
Nous descendons sur la plage et nous installons derrière de petits cercles de pierres, construits pour couper le vent, une astuce locale très efficace, on est parfaitement à l’abri et bien au chaud.
À noter : un sentier relie Corralejo à la Playa del Aguila, mais il faudra compter environ 8 km aller-retour. Une belle option pour les amateurs de randonnée.
Tour del Tostón
Près de la Tour del Tostón, ancienne tour de défense, nous observons un squelette de dauphin. Il est possible de monter en haut de la tour (entrée 1,50 €) pour profiter d’un point de vue sur la côte.
Les plages autour d’El Cotillo
Playa de Los Lagos
Nous nous garons ensuite en ville pour découvrir la Playa de Los Lagos, réputée pour ses lagons turquoise protégés du vent. Ce jour-là, la mer est déchaînée et l’ambiance beaucoup moins paisible que prévu.
Le village d’El Cotillo est en partie en travaux lors de notre passage, ce qui limite un peu le charme de la balade.
Vers 13h, pause déjeuner au restaurant Aguayre, face à la mer : tapas et smoothie, un moment très agréable avec vue sur l’Atlantique.
Playa de la Concha
À 14h30, direction Playa de la Concha, grande plage en arc de cercle, plus protégée. Nous y restons environ 1h30, les pieds dans l’eau (fraîche !) mais sans nous baigner. À noter, la présence de quelques naturistes, comme souvent sur certaines plages des Canaries.
Faro del Tostón
En fin d’après-midi, arrêt au phare del Tostón. En arrivant par la route, l’impression est forte entre les dunes, la roche volcanique et le phare isolé qui donnent vraiment le sentiment d’être au bout du monde.
Playa de Tres Vistas
Sur le chemin du retour, petit détour à Corralejo par la plage de Tres Vistas pour observer les fameux « pop corn » (fragments de corail blanc en forme de maïs soufflé). On évite bien sûr d’en ramasser, ils font partie du paysage et des panneaux à l’aéroport mentionnent qu’il est interdit d’en ramener.
Retour à l’hébergement vers 17h pour l’apéro et dîner à la maison pour notre dernière nuit dans le nord de l’île.
Jour 5 : Transfert vers le sud – de la côte sauvage à Betancuria
Réveil sans eau ce matin dans notre hébergement du nord (cela peut arriver ponctuellement sur l’île). Nous quittons Corralejo vers 9h en direction de Costa Calma, avec plusieurs arrêts prévus pour jalonner la journée.
Aguas Verdes
Premier stop sur la côte ouest à Aguas Verdes, accessible par une piste d’environ 1 km tout à fait praticable en voiture classique. Par mer agitée et ciel couvert comme ce matin-là, le lieu perd un peu de sa magie. Les piscines naturelles sont belles surtout par mer calme et lumière ensoleillée. Avec les fortes vagues, prudence absolue.
Mirador Morro de Velosa & Corrales de Guize
Nous poursuivons vers les hauteurs. La route serpente dans un paysage plus verdoyant (conséquences de pluies abondantes et rares ces dernières semaines) ponctué de palmiers et de fleurs jaunes, un contraste surprenant à Fuerteventura.
Arrêt au Mirador Morro de Velosa, à 1500 m d’altitude (accessible facilement en voiture), qui offre une vue panoramique sur l’intérieur de l’île.
Juste après, halte au Mirador Corrales de Guize, reconnaissable à ses deux grandes statues de guerriers guanches dominant la vallée. Parking facile le long de la route.
Betancuria, ancienne capitale
Vers 11h, arrivée à Betancuria, ancienne capitale fondée au XVe siècle. Le village est souvent présenté comme l’un des plus beaux de l’île, et effectivement, ses maisons blanches et ses ruelles fleuries sont charmantes. De là à dire le plus beau d’Espagne…peut-être pas. 😉
Nous faisons un arrêt rapide à l’ancien couvent avant d’entrer dans le village. Pause déjeuner sur un banc avec nos sandwichs (les pâtisseries maison d’un restaurant nous faisaient pourtant de l’œil !)
Comptez 1h à 1h30 pour une visite tranquille.
Barranco de las Peñitas & l’arche
À 13h, direction le Barranco de las Peñitas, l’un des plus beaux sites naturels de l’île. Attention : peu d’indications sur place alors suivez bien nos instructions.
Garez-vous ici près du barrage, puis :
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longer le cours d’eau sur la gauche
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poursuivre jusqu’à une montée pierreuse assez raide
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environ 45 minutes de marche pour atteindre la célèbre arche rocheuse
Nous arrivons à 13h45. L’arche est très photogénique, surtout avec un peu de lumière. Retour au parking vers 14h45 (1h30 aller-retour environ).
Mirador de las Peñitas
Situé juste au-dessus du Barranco de las Peñitas, ce mirador offre une vue plongeante sur la vallée, le barrage et les reliefs sculptés par l’érosion. L’ambiance y est plus “minérale” et sauvage, avec souvent la présence des célèbres écureuils de Barbarie dans les environs. L’accès se fait facilement en voiture (route asphaltée), avec un petit parking à proximité. Idéal après la randonnée jusqu’à l’arche, puisqu’il se trouve à seulement quelques kilomètres.
Mirador Risco de las Peñas
Plus panoramique encore, le Mirador Risco de las Peñas est perché plus en hauteur sur la route FV-30. Il offre une vue très large sur l’ouest de l’île et les reliefs volcaniques alentour. C’est un arrêt rapide mais spectaculaire, particulièrement joli lorsque la lumière met en valeur les contrastes entre les montagnes ocre et le ciel. Facile d’accès, parking en bord de route.
Ajuy et ses grottes
Arrivée à Ajuy vers 15h30. L’accès aux grottes est officiellement fermé pour “conditions météorologiques défavorables”, mais le sentier principal reste praticable, seule une portion proche des vagues est condamnée.
Ajuy est surtout connu pour sa plage de sable noir volcanique. Ce jour-là, mer déchaînée et ambiance brute. Le village en lui-même est assez minimaliste.
Arche secrète & Mirador Sicasumbre
Nous reprenons la route pour rejoindre une autre arche accessible par environ 3 km de piste (praticable).
En fin de journée, arrêt au Mirador Astronómico de Sicasumbre, spot réputé pour le coucher de soleil et l’observation des étoiles grâce à l’absence de pollution lumineuse.
Installation à Costa Calma
Nous arrivons à Costa Calma en fin de journée. Javier nous accueil chaleureusement à notre hébergement et nous découvrons la vue splendide sur l’océan depuis notre terrasse.
Nous décidons d’aller faire un petit tour en ville pour dîner mais Costa Calma porte bien son nom, c’est très (très) calme. Il n’y a pas vraiment de centre-ville ni de promenade maritime animée. On trouve seulement 2 ou 3 centres commerciaux à ciel ouvert avec quelques restaurants et bars, ambiance très calme, presque endormie. Nous optons pour des pizzas à emporter avant de passer au Spar pour le pique-nique du lendemain. Bonne surprise cependant : il fait plus doux ici que dans le nord.
Jour 6 : Cofete et la péninsule de Jandía
Ciel encore couvert au réveil, mais on espère comme la veille une éclaircie dans l’après-midi. Départ vers 9h30 en direction de la mythique plage de Cofete, au cœur du parc naturel de Jandía.
La piste vers Cofete
Comptez environ 20 km de piste depuis Morro Jable. Contrairement à ce qu’on lit parfois, elle est tout à fait praticable en voiture classique, en roulant tranquillement. Nous doublons même un groupe de buggys ! Nous avions une Dacia Stepway, c’est comme un petit SUV, donc surement plus confortable qu’une petite citadine type Fiat Panda.
Prévoyez environ 45 minutes.
Los Ojos (selon marée)
Nous avions prévu de commencer par Los Ojos, de petites grottes et cavités marines visibles surtout à marée basse. Marée haute prévue aujourd’hui à 15h30, nous y passons vers 10h30… mais la houle est forte et la mer déjà montante. Sans soleil, les couleurs sont moins spectaculaires. Nous préférons continuer vers Cofete.
Point de vue sur Cofete
Premier arrêt incontournable : le mirador surplombant Cofete. La vue sur cette plage immense bordée de montagnes est impressionnante.
Roque del Moro
Nous poursuivons par une piste un peu plus chaotique (mais faisable) jusqu’au Roque del Moro, un rocher isolé posé sur le sable.
On descend sur la plage pour s’en approcher (attention aux courants, baignade déconseillée). On observe malheureusement beaucoup de déchets marins rejetés par la mer.
Le soleil finit par percer vers midi nous offrant une lumière magnifique, une chaleur agréable et aucun vent.
Plage de Cofete
Vers 13h, nous arrivons au parking principal. La plage est immense, sauvage, presque irréelle.
A l’entrée de la plage, nous passons devant le cimetière marin de Cofete, paisible face à l’océan.
Nous pique-niquons et profitons longuement du cadre. La mer semble tentante mais reste dangereuse avec des courants puissants et des vagues imprévisibles.
Casa Winter
À 2 km, arrêt à la mystérieuse Casa Winter, ancienne villa isolée au milieu de nulle part. Visite possible sur donation volontaire.
Conçue et édifiée par l’ingénieur allemand Gustav Winter après la Seconde Guerre mondiale, elle est entourée de nombreuses légendes. Certains pensent qu’elle aurait servi de base secrète, de refuge nazi ou de centre d’opérations clandestines pendant ou après la guerre. Cependant, les historiens locaux et la famille Winter affirment qu’il ne s’agit pas d’une base nazie et que la construction a commencé après le conflit, sans preuve qu’elle ait eu un usage militaire secret…
Nous tentons de retourner à Los Ojos en fin d’après-midi, mais la marée est encore plus haute, tant pis.
Retour vers 17h, après un passage par Morro Jable pour faire quelques courses, puis dîner à l’hébergement.
Jour 7 – Plages de Sotavento et La Pared
Grand ciel bleu ce matin, enfin ! Départ un peu avant 9h après un plein d’essence (SP95 à 1,21€/L — oui, ça fait plaisir).
Playa de Sotavento
Premier arrêt à Sotavento, célèbre pour ses bancs de sable et son lagon turquoise.
Mais à marée trop basse et soleil encore trop bas, les couleurs ne sont pas au rendez-vous. Timing essentiel ici : consultez les horaires de marée avant de venir. Nous y reviendrons plus tard dans la journée.
La Pared et le “rocher crocodile”
Direction la côte ouest vers La Pared.
Accès par un petit bout de piste pour rejoindre Playa Hermosa (sable noir). En marchant quelques minutes sur la droite, on découvre le fameux rocher en forme de tête de crocodile, une formation rocheuse sculptée par l’érosion.
Mer très agitée, embruns garantis, Stéphane s’en souviendra avec une vague mémorable ! 😅
On s’amuse à observer les formes dans les rochers : tortue, gargouilles… laissez parler votre imagination!
Plage de La Pared
À côté, la plage principale de la Pared offre un spectacle de vagues puissantes. Baignade déconseillée ici aussi. Vous pourrez ici aussi croiser des écureuils sur le chemin.
Playa del Salmo
Nous retournons coté Est pour découvrir la plage del Salmo et son eau turquoise magnifique. Malheureusement, il y a énormément de vent aujourd’hui et les rafales de vent et de sable nous empêchent de rester posés sur la serviette. On s’improvise un pique-nique express avant de quitter la plage pour retenter notre chance sur la plage de Sotavento. Les couleurs sont cette fois sublimes, mais le vent rend l’expérience désagréable. Décidément, Sotavento se mérite !
Fin de journée détente à la piscine de notre hébergement sur les transats à l’abri du vent.
En soirée, passage à Morro Jable. On marche le long d’un grand boulevard commerçant, ambiance tranquille. Peu de restaurants vraiment séduisants et très calme dès 19h30 (les touristes mangent décidément très tôt ici !) On se rabat sur notre traditionnel Burger King !😄
Jour 8 : Faro de la Entallada et dernier jour farniente
Faro de la Entallada
Départ vers 9h direction le Faro de la Entallada, l’un des plus beaux phares de l’île.
On traverse plusieurs petits hameaux, puis le dernier kilomètre se termine sur une route étroite et sinueuse (impossible de se croiser).
À 9h45, nous sommes seuls. Pas de vent aujourd’hui, bonheur absolu. Le phare domine des falaises abruptes avec une vue splendide sur l’Atlantique. Le lieu est paisible, parfait en début de journée. Nous rencontrons juste une randonneuse qui fait le tour de l’île à pied, en sac à dos, respect total Madame.
Gran Tarajal
Petit arrêt à Gran Tarajal, station balnéaire plus locale. Quelques fresques murales mais rien d’incontournable.
Playa del Salmo – enfin la baignade !
Retour vers notre secteur pour profiter d’une météo parfaite aujourd’hui pour notre dernière journée.
À 11h30, installation à Playa del Salmo : pas de vent, mer plus calme, chaleur agréable. On peut enfin inaugurer notre première et unique vraie baignade du séjour ! L’eau est bien fraîche mais supportable. L’occasion aussi de prendre de jolies vues avec le drone de la plage de Sotavento située juste à côté.
Mirador de Morro Jable
En fin d’après-midi, on rejoint le mirador de Morro Jable puis on fait un petit tour en bord de mer. De ce côté, plusieurs restaurants face à la mer ont l’air très sympas, si on avait su, on serait venus ici la veille.
Retour à l’hébergement vers 17h30 pour un dernier apéro sur notre terrasse, face à l’océan, avant le retour en France le lendemain.
Jour 9 – Vol retour vers la France
Réveil à 5h pour être à l’aéroport vers 7h. Petit plein juste avant de rendre la voiture (SP95 à 1,189 €/L). Retour de la voiture chez AutoReisen ultra rapide : aucun contrôle, clés déposées directement au guichet de l’aéroport, celui du parking étant fermé. Vol sans encombre, à l’heure, avec la surprise d’être assis au 1er rang pour la première fois. Arrivée en France à 14h10, heure française. Cette belle parenthèse à Fuerteventura s’achève.
Conclusion
Fuerteventura est une île à part dans l’archipel des Canaries. Moins spectaculaire que Lanzarote ou Tenerife sur le plan volcanique, mais incroyablement belle pour ses plages, ses grands espaces et son atmosphère sauvage. Une semaine permet d’en voir l’essentiel. Une destination parfaite en plein hiver pour ralentir et respirer.
Hébergement : où dormir à Fuerteventura ?
Pour ce séjour, nous avons fait le choix de loger à deux endroits, ce qui s’est révélé être une excellente option pour éviter de passer trop de temps sur la route.
Nous avons commencé par 4 nuits au nord, à Corralejo, une base idéale pour explorer les dunes, partir à la journée sur l’île de Lobos et profiter d’une ville vivante avec de nombreux restaurants, bars et plages accessibles facilement. Corralejo offre un bon équilibre entre animation et détente.
Réservez votre hébergement dans le nord de Fuerteventura
Nous avons ensuite passé 4 nuits au sud, à Costa Calma. Ce choix était parfait pour rayonner vers les grandes plages du sud comme Sotavento et Cofete sans faire de longs trajets. En revanche, il faut savoir que Costa Calma est très calme, voire un peu trop si l’on recherche de l’ambiance. Il n’y a pas vraiment de centre-ville ni de promenade en bord de mer. On y trouve surtout quelques restaurants et bars regroupés dans de petits centres commerciaux à ciel ouvert, sans grand charme.
Cela dit, notre hébergement à Costa Calma était superbe, avec une vue magnifique sur l’océan, ce qui a largement compensé le manque d’animation.
Réservez votre hébergement dans le sud de Fuerteventura
👉 Conseil : si vous préférez un peu plus de vie le soir, mieux vaut loger à Morro Jable, situé à environ 20 minutes en voiture. La ville est plus animée, avec davantage de restaurants, de boutiques et une vraie promenade en bord de mer.
Location de voiture à Fuerteventura
La voiture est indispensable pour visiter Fuerteventura. Les distances sont importantes et les plus beaux sites sont rarement accessibles en transports en commun. Les routes sont globalement en très bon état. Une voiture classique suffit pour la majorité des lieux. Prudence tout de même sur certaines pistes (Cofete notamment), mais pas besoin de 4×4 si l’on roule calmement. Si vous le pouvez, privilégiez une voiture un peu haute, type SUV pour plus de confort sur les pistes.
Louer une voiture à Fuerteventura se fait facilement et directement à l’aéroport, avec des tarifs raisonnables. Nous avons payé 115 € pour 8 jours de location et avons parcouru 800 km.
N’hésitez pas à comparer les prix sur DiscoverCars.com, leader dans le domaine des réservations de location de voitures en ligne. On utilise très souvent ce comparateur pour trouver les meilleurs prix. Il compare les offres de plusieurs sociétés de location afin que vous puissiez choisir celle qui convient le mieux pour votre déplacement.
Pour votre location de voiture à Fuerteventura , nous vous conseillons toutefois de privilégier 2 agences locales qui ont une très bonne réputation aux Canaries : Cicar et Autoreisen. Nous avions utilisé Cicar pour notre séjour à Lanzarote.
Pour cette semaine à Fuerteventura, nous avons réservé avec Autoreisen car les prix étaient plus intéressants. Tout s’est très bien passé. Pas besoin de contrôler quoi que ce soit lors de la récupération du véhicule et aucun contrôle lorsque l’on rend la voiture. Nous étions également passé par cette agence pour notre séjour à Tenerife.
L’essence est moins chère qu’en France (environ 1,18 à 1,21 €/L pendant notre séjour en février 2026).
Et pour partir en toute sérénité sans avoir à prendre d’assurance complémentaire chez les loueurs souvent onéreuse, pensez à Serenitrip. Pour 99,50€/an, vous êtes protégé sur toutes vos locations de voiture durant 12 mois en France et à l’étranger. Si vous voyagez moins de 13 jours par an, vous pouvez choisir l’option journalière à 8,36 €/jour. On vous explique tout dans cet article.
Infos pratiques
Comment se rendre à Fuerteventura ?
Vol direct depuis plusieurs villes françaises (environ 3h30 – 4h).
Aéroport : Puerto del Rosario (FUE), situé au centre-est de l’île.
Quand partir à Fuerteventura ?
Fuerteventura se visite toute l’année grâce à son climat doux.
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Hiver (décembre–mars) : 18–23°C, idéal pour marcher et fuir l’hiver français, mais météo parfois changeante et vent fréquent.
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Printemps / automne : probablement la meilleure période (températures agréables, moins de vent).
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Été : chaud, très ensoleillé, mais vent parfois fort (parfait pour le kitesurf à Sotavento).
À savoir : le vent peut fortement influencer l’expérience sur certaines plages (Sotavento notamment). Mieux vaut garder un peu de flexibilité dans son programme.
Notre Budget pour 1 semaine à Fuerteventura (pour 2 personnes)
- Vols : 196 € pour 2 (inclus 1 bagage en soute de 25 kg)
- Hébergements : 654 € pour 8 nuits
- Location voiture : 115 € pour 8 jours de location
- Essence : 67 €
Total : 1032 € soit 516 €/pers
A cela s’ajoute des frais variables :
- Courses + restaurants : 268 €
- Activités : Ferry île de Lobos : 34 € pour 2
- souvenirs/shopping : 78 €
FAQ
➜ 1 semaine suffit-elle pour visiter Fuerteventura ?
Oui, une semaine permet de voir les incontournables (Corralejo, Lobos, Betancuria, Cofete, Sotavento). Idéalement, divisez le séjour entre le nord et le sud pour éviter trop de route.
➜ Faut-il un 4×4 pour aller sur la plage de Cofete ?
Non, une voiture classique suffit en roulant prudemment. La piste fait environ 20 km mais reste praticable.
➜ Quelle est la plus belle plage de Fuerteventura ?
Cofete pour le côté sauvage et spectaculaire.
Sotavento pour ses lagunes turquoise (selon la marée et le vent).
Fuerteventura, Lanzarote ou Tenerife : quelle île choisir?
Les trois îles sont très différentes. Voici un comparatif clair pour t’aider à choisir selon ton profil de voyageur.
| Critère | Fuerteventura | Lanzarote | Tenerife |
|---|---|---|---|
| Paysages | Arides, minéraux, grands espaces | Volcans spectaculaires, contrastes noirs et rouges | Très variés : volcan, forêts, falaises |
| Plages | Les plus belles et les plus grandes | Jolies criques (Papagayo) | Correctes mais moins impressionnantes |
| Activités | Nature, plages, miradors | Sites volcaniques aménagés | Randonnées, excursions, villes |
| Ambiance | Plutôt calme | Équilibrée | La plus animée |
| Budget | Souvent le plus abordable | Intermédiaire | Variable selon zone |
En résumé
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Fuerteventura : idéale pour les plages et le calme.
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Lanzarote : parfaite pour les paysages volcaniques spectaculaires.
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Tenerife : la plus complète et la plus animée.
Après avoir visité ces trois îles des Canaries, difficile de trancher mais notre préférence irait peut-être à Lanzarote pour ses paysages volcaniques spectaculaires. Cependant, Fuerteventura reste notre coup de cœur pour ses plages immenses et son atmosphère plus paisible. Tenerife, elle, est sans doute la plus complète si l’on cherche variété et animation. Il ne nous reste plus que Gran Canaria à découvrir pour avoir exploré les quatre grandes îles des Canaries !
