1 mois en Nouvelle-Calédonie

1 mois en Nouvelle-Calédonie : Itinéraire, conseils, budget

10ème pays de notre tour du monde, la Nouvelle-Calédonie fait partie de ces destinations lointaines, souvent fantasmées, que l’on rêvait de découvrir ! Ce petit bout de terre, perdue au milieu du Pacifique, dont les voisins les plus proches sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, nous a souvent donné l’impression d’être au bout du monde !

Après avoir quitté l’Australie, nous avons atterri à Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie, où nous avons été accueilli comme des rois par David, un ami de Steph, un Kanak originaire de l’île.
Nous avons découvert à travers lui mais aussi par d’autres rencontres, la culture, l’accueil chaleureux et la générosité des habitants de cette île du bout du monde.

Nouméa vue du ciel
Car oui, bien que l’on puisse de nouveau parler français, manger du bon pain, des viennoiseries, du saucisson, du fromage (bref retrouver la bonne bouffe de chez nous), nous sommes bien au bout du monde, à exactement 16 822 km de la France !

Après la découverte de Nouméa où nous n’avons pas pu faire grand chose à cause notamment d’une météo pluvieuse (c’était l’hiver lors de notre passage en mai 2019), nous avons décidé de découvrir l’île des Pins, puis 2 des îles Loyauté, Lifou et Ouvéa, qui entourent le Gros caillou avant d’en faire le tour un peu plus tard.

Au total, nous avons passé quasiment 1 mois en Nouvelle-Calédonie. Avec quelques jours de plus, nous aurions pu découvrir l’île de Maré (ce sera l’occasion d’un prochain voyage !) et approfondir notre visite de la Grande Terre. Néanmoins, ces 27 jours passés en Nouvelle-Calédonie furent magiques.

Vous vous demandez comment organiser votre voyage en Nouvelle-Calédonie ? Quels sont les immanquables à voir et à faire ? Combien coûte un séjour sur ce petit Paradis français ?
On vous explique tout dans cet article alors suivez le guide ! 😉

1 mois en Nouvelle Calédonie : Notre itinéraire en  27 jours

Carte itinéraire 1 mois en Nouvelle-Calédonie

  Circuit sur 27 jours / 26 nuits

  • Jour 1 – 29/04  : Arrivée à Nouméa 
  • Jour 2 – 30/04 : Nouméa 
  • Jour 3 – 01/05 : Nouméa
  • Jour 4 – 02/05 : Vol vers l’Ile des Pins 
  • Jour 5 – 03/05 : Ile des Pins
  • Jour 6 – 04/05 : Ile des Pins
  • Jour 7 – 05/05 : Vol Retour sur Nouméa et Transfert vers Lifou
  • Jour 8 – 06/05 : Lifou
  • Jour 9 – 07/05 : Lifou 
  • Jour 10 – 08/05 : Lifou 
  • Jour 11 – 09/05 : Vol vers Ouvéa
  • Jour 12 – 10/05 : Ouvéa 
  • Jour 13 – 11/05 : Ouvéa 
  • Jour 14 – 12/05 : Retour sur Nouméa 
  • Jour 15 – 13/05 : Nouméa – Journée au Phare Amédée – Nuit à Tontouta
  • Jour 16 – 14/05 : YatéParc de la rivière bleue – 50 km – Nuit à Tontouta
  • Jour 17 – 15/05 : Départ pour Sarramea – La Foa – Farino – 160km, 2h10- Nuit à Farino
  • Jour 18 – 16/05 : Passage à Koné – 165km, 2h05- Nuit à Koné
  • Jour 19 – 17/05 : Survol en duo du Cœur de Voh puis départ pour Poum – 160km, 2h00  – Nuit à Poum 
  • Jour 20 – 18/05 : Passage à Poingam – pointe nord de l’île – Nuit à Poum
  • Jour 21 – 19/05 : Départ pour Hienghene – 175km, 2h15 – Nuit à Hienghene
  • Jour 22 – 20/05 : Hienghene – Bourail – 210km, 3h20 – Nuit à Bourail
  • Jour 23 – 21/05 : Bourail – Nuit à Bourail
  • Jour 24 – 22/05 : Bourail – Nouméa – Nuit à Tontouta  
  • Jour 25 – 23/05 : Nouméa – Nuit à Tontouta  
  • Jour 26 – 24/05 : Nouméa – Nuit à Tontouta
  • Jour 27 : 25/05 : vol vers la Polynésie le matin

Arrivée à Nouméa

Nouméa en Nouvelle-Calédonie

En arrivant à Nouméa, nous avons acheté une carte SIM directement à l’aéroport afin de pouvoir appeler pour réserver nos hébergements et disposer d’un peu de data pour nos recherches sur Internet. Pour tout savoir sur l’internet mobile en Nouvelle-Calédonie, cliquez ici.

Les 3 premiers jours, nous n’avons rien fait de particulier. David, l’ami de Steph, qui nous a hébergé chez lui à Tontouta, nous a fait une petite visite rapide de Nouméa pour que l’on repère les points à approfondir plus tard. Nous en avons profité pour prendre quelques informations à l’office du tourisme situé à l’Anse Vata. Nous avons aussi beaucoup appris sur la culture kanak grâce à David, notamment sur les coutumes du mariage. David nous expliquait par exemple que la tradition veut que le futur mari réserve sa femme et paye une somme importante à la mère de la femme pour la remercier.

Après ces quelques jours pour prendre nos marques, nous partons découvrir l’île des Pins !

3 jours sur l’île des Pins

île des Pins - Nouvelle Calédonie

L‘île des Pins est aussi surnommée « l’île la plus proche du paradis » et on comprend maintenant pourquoi ! Fraîchement débarqués à 8h du mat après 30 minutes de vol depuis Nouméa, les nuages et la fraîcheur ont fait place au ciel bleu et au soleil pour nous offrir un aperçu du Paradis. Bien que très fatigués d’avoir peu dormi ces derniers jours, nous avons démarré la journée par une petite randonnée au Pic Nga situé à 262 m d’altitude pour admirer le lagon et les îlots qui entourent l’île des Pins.

Direction ensuite la baie de Kuto pour découvrir une plage paradisiaque et quasi déserte. Sable blanc, eau turquoise et palmiers, un vrai décor de carte postale. L’eau était un peu fraîche mais comment résister à un p’tit bain au milieu du Paradis ?!…

Piscine naturelle de l’île des Pins

C’est en pirogue traditionnelle que nous avons rejoins un endroit paradisiaque sur la Baie d’Oro. Un endroit magique et unique au monde : un bassin d’eau turquoise limpide à l’abri de l’océan !

 

La piscine naturelle est en fait un bassin taillé dans le corail. Elle est encerclée de pins majestueux, de rochers et de sable blanc. Ces mêmes rochers qui ferment le bassin voient s’écraser contre-eux les vagues de l’océan, qui offrent parfois un joli spectacle. 
 
Un endroit idéal pour le snorkeling. On a donc pu observer pleins de jolis poissons colorés, certains vraiment peu farouches, des coraux et coquillages multicolores. Un véritable aquarium à ciel ouvert ! Le seul hic : une eau un peu fraîche certainement dû à la saison et la météo assez capricieuse. On a quand même eu la chance d’avoir 3h de soleil entre les nuages et quelques gouttes de pluie. Juste assez pour profiter de ce paradis  

Conseil : venez sur l’île avec vos masques et tubas car nous pensions naïvement en trouver facilement sur place mais en réalité après plusieurs heures de recherches, impossible d’en trouver à moins de débourser plus de 13 000 F soit plus de 100 €!! Oui, ici, tout est vraiment BEAUCOUP plus cher !! Par chance, on a trouvé une âme charitable qui a bien voulu nous en prêter un du coup c’était snorkeling à tour de rôle mais c’était mieux que rien.

Tour de l’île des Pins en scooter

Pour notre dernier jour sur l’île des Pins, nous avons décidé de louer un scooter pour en faire le tour. 5000 F soit environ 42€ c’est hors de prix (à ce prix-là en Asie on aurait eu le scooter pour 1 semaine !?) mais pas vraiment le choix car l’île mesure 18 km de long sur 14 km de large. Difficile donc de tout faire à pied. Quant au vélo, en louer 2 revenait au même prix. Sinon, il paraît que le stop marche bien mais vu qu’on a du croiser une dizaine de voitures sur la journée, pas sur que ce soit une bonne solution…
Bref le tour est rapide et ça nous a rappelé nos virées en Asie !
Au programme : des plages, des tikis, une grotte et un coucher de soleil.

Lire notre article consacré à l’île des Pins

4 jours à Lifou : le paradis sans soleil

Lifou vue d'avion

L’île de Lifou vue d’avion

Après nos 3 jours passés sur l’île des Pins, cap sur Lifou, la plus importante des îles Loyauté. Et peut-être notre plus grosse déception à cause d’une météo plutôt maussade.
Nous y avons passé 4 jours sans voir le soleil…ou presque. Ce qui est un peu frustrant car l’île regorge de plages paradisiaques dont on devine le potentiel sous un beau ciel bleu. Mais le manque de luminosité n’a certainement pas fait honneur aux dégradés de bleu qu’il y a dans la mer…

Malgré tout, nous avons passé 3 jours à visiter l’île avec une voiture de location, la plus pourrie de notre tour du monde ! Mais au regard de celles qu’on a croisées, il semblerait que nous soyons déjà chanceux qu’elle ait eu des portières et un pare-brise !!

Gros coup de cœur pour le spot de snorkeling dans la baie de Jinek, un véritable aquarium à ciel ouvert où l’on a pu nager aux milieu d’un tas de poissons différents et colorés. Et la paisible plage de Peng bordée de cocotiers, en mode Robinson Crusoe !

Lifou est une île aussi grande que la Martinique et malgré ses 22 000 habitants, nous étions la plupart du temps seuls au monde. Ici, comme sur l’île des Pins, chaque personne que tu croises en voiture te salue. La vie est simple, modeste, pas de superflu, juste l’essentiel.

Lire notre article consacré à Lifou

4 jours à Ouvéa

Visiter Ouvéa en Nouvelle-Calédonie

Des kilomètres de plages désertes aux eaux turquoises, du sable blanc, des tortues et des raies manta visibles à la surface de l’eau, des falaises qui se perdent dans un dégradé de bleu, c’est sûrement pour toutes ces raisons que Ouvea est surnommée « l’île la plus proche du Paradis » (oui, elle aussi ! 😉 )
Mise à part
Tiga, c’est aussi la plus petite île des Loyautés. Nous étions quasiment seuls dans un petit avion pour y accéder ! Et c’est encore en scooter que nous avons choisi de découvrir ce petit bout de paradis.

Ici, difficile de se perdre puisqu’il n’y a qu’une route parcourant l’île du Nord au Sud ! Et preuve qu’on approche le Paradis, on a même revu le soleil. Seules ombres au tableau, Steph a chopé une bonne crève et moi je me suis fait piquer probablement par une méduse ! Et les moustiques sont un vrai fléau ici, c’est la 1ère fois que nous étions autant embêtés pendant notre tour du monde. Même en Asie, on avait été épargné ! 

Lire notre article consacré à Ouvéa 

Tour de la Grande Terre

Après avoir goûté à la douceur des îles calédoniennes, nous avons loué une voiture pour faire le tour de la Grande Terre, le « caillou » comme ils l’appellent ici. Nous avons commencé par une excursion au sud, à Yaté, principalement pour découvrir le Parc de la Riviere bleue. Pour ensuite remonter la côte ouest jusqu’au nord en passant par La Foa, Sarramea, Farino, Kone (à l’ouest) et Poum / Poingam pour le nord. Nous avons ensuite longé la côte Est jusqu’à Hienghene, une partie qui nous a particulièrement plu. Nous avons ensuite traversé l’île pour découvrir Bourail à l’ouest avant de rentrer sur Nouméa.
Au total, 8 jours de paysages très variés mêlant terre rouge, paysages côtiers, vallées et bien sûr notre passage inoubliable à Koné où nous avons survolé le cœur de Voh.

Que faire à Nouméa et aux alentours ?

Au total, entre nos premiers jours, notre passage entre les îles et la fin de notre séjour, nous avons passé 9 jours sur Nouméa. Nous avons consacré 4 jours pour découvrir les principaux attraits de la capitale.

Une journée au Phare Amédée : ou comment se retrouver seuls sur une île et nager avec les tortues !

De retour sur Nouméa après nos quelques jours sur les îles Loyautés, on s’est offert une journée sur l’îlot Amédée avant de reprendre la route pour faire le tour de la grande Terre. L’îlot Amédée se situe à une vingtaine de km de Nouméa. On peut y accéder en taxi boat ou via une excursion avec le bateau Mary D, deux fois plus cher. On a donc choisi la 1ère option et on ne le regrette pas. Pour cause, on étaient seuls sur l’île avec seulement 2 autres couples !

Si l’on trouve un joli phare blanc sur l’île, on y vient surtout pour explorer les fonds marins qui entourent l’îlot et qui regorgent de poissons, et le must, de tortues ! On a pu nager longtemps avec elles, au-dessus, en-dessous, à côté, un super moment que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

Nous avons aussi vu notre 1er tricot noir et jaune, il s’agit d’un serpent très répandu en Nouvelle-Calédonie, pas dangereux tant qu’il ne se sent pas menacé. Et avant de quitter l’île, on a même aperçu un requin pointe noire ! Bref, vous l’aurez compris, c’était une chouette journée !

Plus d’infos dans notre article consacré à notre journée au Phare Amédée

Centre Culturel Tjibaou

Le centre culturel Tjibaou est dédié à la culture kanak et à Jean Marie Tjibaou, haute figure de l’indépendance kanak. C’est intéressant. Prévoyez 3h pour faire l’intérieur et l’extérieur. Des cases typiques ont été construites et peuvent être visitées. 

Autres idées de sortie à Nouméa et ses alentours…

Pour les amateurs de snokeling, vous pouvez aussi vous rendre sur l’île aux canards, pratiquer des activités nautiques sur l’îlot Maître, vous faire une virée shopping dans les boutiques de l’Anse Vata ou encore visiter l’Aquarium des lagons.

Yaté – Parc Provincial de la Rivière Bleue et Chutes de la Madeleine    

Le sud de la Grande Terre se caractérise par sa terre rouge, celle qui tâche les chaussures et encore plus lorsqu’il pleut !
Départ à 5h30 depuis
Tontouta sous la pluie et gros bouchons sur Nouméa pour rejoindre 70 km plus loin le Parc de la Rivière bleue (l’ami de Steph a eu la gentilesse de nous prêter sa voiture). En arrivant un peu après 8h, nous voulions commencer par les Chutes de la Madeleine mais fermées alors que normalement ça aurait dû être ouvert. Nous rebroussons chemin et allons donc au parc de la Rivière bleue. Après avoir payé l’entrée 600 F/pers, pris une carte et quelques infos, nous commençons la visite vers 9h15 par la partie sud du parc accessible en voiture. Plusieurs arrêts avec points de vue et courtes rando jalonnent la route de 20 km. Le temps couvert ne rendant sûrement pas honneur au lieu mais après tout ce qu’on a vu, nous n’avons pas de coup de cœur pour ce parc…

Nous retournons à 11h45 au pont Perignon où une navette dessert la partie nord du parc, apparemment plus touristique selon la dame de l’accueil. Nous étions seuls dans le sud, nous sommes 4 dans la navette de 12h15! Il faut normalement payer la navette à l’entrée 600 F/pers mais comme nous ne savions pas si on la prendrait, on s’arrange avec le chauffeur en lui disant qu’on paierait au retour.

1er arrêt minute pour une pause photo devant la forêt coulée. Malheureusement, il y a beaucoup de végétation devant donc pas facile pour les photos et le ciel blanc n’arrange pas.

La forête coulée au Parc de la Rivière Bleue en Nouvelle-Calédonie

La navette s’arrête ensuite devant la forêt pour nous montrer un cagou, cet oiseau emblème de la Nouvelle Calédonie. Avec un râteau, le chauffeur ratisse la terre pour que le cagou vienne manger les vers de terre. En plus d’être peu farouche car habitué aux touristes, il semblerait que ce cagou soit aussi feignant !

Le Cagou, oiseau emblème de la Nouvelle-Calédonie

On s’arrête ensuite à la forêt de Kaori ou une courte balade dans la forêt permet d’admirer un gros Kaori. Impressionnant mais nous en avions déjà vu de plus vieux en Nouvelle-Zélande et en Australie. Plusieurs panneaux explicatifs sur les espèces d’oiseaux jalonnent le parcours dans la forêt.

La navette repasse nous chercher à 13h25, cette fois-ci, il n’y a que nous. Décidément, ça devient une habitude d’être seuls en Nouvelle-Calédonie ! A 14h, nous prenons la route du retour en s’arrêtant à l’accueil pour payer la navette.

On décide de retourner aux chutes de la Madeleine et tenter d’y aller à pied même si c’est fermé quitte à se garer sur le bas côté de la route. Maps Me indique que c’est à 800 m…Finalement en arrivant c’est ouvert ! On est bons pour payer 400 F/pers juste pour aller voir les Chutes depuis des plateformes. Il y a un petit sentier botanique mais la flemme de le faire. C’est sympa mais ce ne sont pas les Chutes du Niagara non plus !

Nous avons un peu l’impression de nous retrouver en Asie où tous les sites naturels sont payants sauf que là c’est plus cher ! C’est un peu agaçant après 3 mois en Nouvelle Zélande et Australie où nous n’avions pas à payer pour profiter du paysage et des beautés naturelles… A 16h, nous reprenons la route en direction de Tontouta. Une éclaircie ensoleillée nous accompagne pour notre départ. Rageant ? Non, à peine !   

Sarramea-La FoaFarino

Aujourd’hui, nous quittons notre famille d’accueil pour partir découvrir le nord de la Grande Terre. Nous avons loué une voiture et prévu plusieurs arrêts pensant faire le plus possible du camping pour réduire les frais. Mais mauvaise nouvelle, la femme de David ne peut plus nous prêter sa tente 2 secondes car elle est enfermée dans un local et impossible de joindre le gars qui a la clef, bref une histoire compliquée… Elle nous prête finalement une tente familiale d’une copine, le truc hyper encombrant qui met 2 h à se monter et à se démonter et où il manque les piquets. Je sens que ça va être sympa et j’ai hâte de voir Stéph au montage ! 🙂

En arrivant à l’aéroport pour récupérer la voiture, gros moment de tension, notre réservation aurait été annulée dans la nuit chez Avis alors que nous avons bien le voucher ! L’hôtesse nous annonce qu’elle peut nous louer une voiture mais pour deux fois plus cher ce qu’on ne peut pas se permettre. Impossible de joindre Auto Europe (avec qui nous avions réservé sur internet) à cause du décalage horaire ils sont fermés. Bref, gros couac au niveau de Auto Europe car la première réservation chez Hertz qui devait être annulée à finalement été confirmée du coup on arrive à joindre la nana de chez Point Rouge qui travaille aussi pour Hertz, vous suivez toujours ?? Décidément, ce voyage en Nouvelle-Calédonie met mes nerfs à rude épreuve, que des imprévus, des couacs de dernière minute, l’angoisse pour les maniaques du contrôle et ceux qui aiment bien tout prévoir…

Location voiture en Nouvelle-Calédonie

Notre voiture de location pour faire le tour de la Grande Terre !

Bref, après cette petite heure de malaise, on finit par récupérer notre voiture chez Hertz, nous retournons à Tontouta prendre nos affaires et à 10h, c’est parti pour le début de notre road trip direction la région de Sarramea-La Foa-Farino.

1er arrêt à La Foa à la passerelle suspendue Marguerite. Située à l’entrée du village, conçue par les disciples d’Eiffel et inaugurée en 1909 pour remplacer le vieux pont en bois de 1893.

passerelle suspendue Marguerite à La Foa

On s’arrête ensuite à l’office du Tourisme, au petit parc public juste à côté où il y a de grandes et jolies sculptures traditionnelles réalisées par des artistes locaux.

Petit tour au centre socio-culturel où il y a une expo vente de fleurs et d’artisanat.

Nous revenons ensuite légèrement sur nos pas pour aller sur la plage de Ouano où l’on a un joli point de vue sur l’îlot Condoyo et sur le cargot échoué Ever Prosperity tout au loin. Dommage c’est marée basse. On emprunte un chemin de terre qui offre de jolis points de vue en hauteur sur la baie jusqu’à ce qu’on arrive au bout. Maps Me indiquait que c’était une boucle mais impossible d’aller plus loin, nous devons faire demi-tour pour retrouver la vraie route.

De retour sur le bitume, nous nous dirigeons vers le trou feuillet de Sarramea. Un petit chemin de 700 m y mène depuis le parking. On s’y posera un petit moment pour profiter de la quiétude du lieu mais la flemme de se baigner surtout que j’ai chopé la crève de Steph, je ne me sens pas de nager dans une eau si fraîche.

Nous filons ensuite vers Farino, où nous avons repéré un endroit pour dormir ce soir au Refuge de Farino. On va pouvoir tester notre tente de compétition et aussi passer notre première nuit au camping en tente de notre tour du monde ! Finalement, après un bon moment passé au-dessus de ce bordel de tente, plantés comme des nigauds, impossible de comprendre comment la monter ! On finira donc par louer une tente 2 secondes bien plus pratique !

Après un petit dîner dans la cuisine très sommaire du camping, nous retournons dans notre tente pour nous coucher à 19h30, on bat des records! J’appréhende un peu la nuit, dans l’humidité avec juste un petit tapis de sol et ma crève qui empire…   

Farino – Moindou – Kone

Après une nuit finalement pas trop mauvaise dans notre tente, nous partons voir la cascade de Farino accessible par un sentier depuis le parking du refuge. Comptez 1h30 AR. La chienne du Refuge nous a accompagnés pour nous guider, trop mignonne. Le long du sentier, plusieurs panneaux peu accueillants sont présents « Propriété privé, pas touche », « cueillette interdite, Abats les voleurs », bref, on ne sent pas les bienvenus. Farino est un village construit par des Corses, faut-il y voir une corrélation ?… (humour bien sûr pour nous qui sommes amoureux de la Corse et de ses habitants.)

Nous voulions ensuite aller au Parc de la Grande Fougère surtout pour voir le cœur de Farino mais le monsieur à l’accueil nous explique que le sentier pour y aller se fait uniquement à pied (pas de voiture) et qu’il faut prévoir 10 km AR soit environ 4h en marchant bien. Nous n’avons pas ce temps, ni l’énergie d’ailleurs, car nous avons ensuite 2h de route pour rejoindre Kone.

Tant pis, nous rebroussons chemin, enfin la piste de 7 km qui mène au parc, pour aller en direction du Phare Teremba à Moindou. Une fois sur place, l’entrée coûte 800 F/pers (en espèces) c’est cher pour ce qu’il y a à voir du coup on repart.

Sur la route avant Bourail, on s’arrête au snack « Djebel ». Ce qui nous étonne, c’est que depuis hier, partout où l’on s’arrête, les magasins ou gîtes sont tenus par des blancs. On ne voit quasiment aucun kanak.

Sur la route vers Kone, on s’arrête à l’office de Tourisme de Bourrail prendre quelques prospectus puisqu’on visitera cette partie au retour.

Pour le moment, une nuit à Kone à l’hôtel Hibiscus nous attend avec le fameux vol au-dessus du cœur de Voh prévu le lendemain matin.

Survol du cœur de Voh  : un moment exceptionnel pour une annonce exceptionnelle !!

Après une bonne nuit et un super petit déjeuner dans le cadre enchanteur de l’hôtel Hibiscus, direction l’aérodrome à 2,5 km pour le moment qu’on attend depuis la préparation de notre tour du monde : le survol du cœur de Voh.

Nous en avions rêver de survoler un jour ce cœur, l’emblème de la Nouvelle-Calédonie, rendu notamment célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand qui en a fait la couverture de son livre « La Terre vue du ciel ». On s’attendait à quelque chose de super mais ce vol à été bien plus que ça… Un moment magique, grandiose, inoubliable. ?

C’est à bord d’un gyrocoptere (une première pour nous) que nous avons volé au-dessus du lagon, de la barrière de corail, d’un trou bleu (l’un des rares dans le monde) et du fameux cœur de Voh. Les sensations à bord de cet appareil sont tout simplement magiques ! Pas de vitre, une vue dégagée de chaque côté, bref, une sensation enivrante de liberté. Il ne m’aura fallu que quelques minutes pour avoir les larmes aux yeux devant la beauté de ce paysage…

Étant donné qu’il n’y a qu’une place derrière le pilote, nous avons volé dans 2 avions séparés mais ensemble, au même moment, parfois l’un à côté de l’autre, un beau partage.

60 minutes de vol, 60 minutes de pur bonheur, sans doute l’heure la plus belle de toute ma vie…Et l’un de nos plus beaux souvenirs de voyage. Et comme si les émotions n’avaient pas été assez fortes, cette journée du 17 mai 2019 restera aussi le jour où j’ai dit « OUI » !!! Après presque 3 ans d’amour et 9 mois de voyage autour du monde où l’on a réussi à se supporter H24 ?, Steph a enfin posé la question que j’attendais depuis longtemps…

Toutes les infos dans notre article consacré au survol du cœur de Voh

Poum – Poingam

De retour à l’hôtel, il est temps de remballer nos affaires, un dernier petit jacuzzi et nous reprenons la route vers le nord pour continuer notre découverte de la Grande Terre. Prochaine étape : Poum où nous avons réservé une nuit à l’hôtel Malabou Beach. Pas trop le choix au niveau des hébergements, c’est ce qui était le moins cher car les quelques campings du coin ne louent pas de tente et comme nous sommes incapables de monter la nôtre, nous n’avons pas le choix.

L’endroit s’avère être un véritable petit havre de paix. Bungalow moderne tout confort, excellente wifi, j’en profite pour appeler mes parents et leur annoncer la bonne nouvelle. Il y a une jolie plage juste au bord de l’hôtel, piscine, tennis, bref top. On serait bien resté les 2 nuits mais nous avons bénéficié d’un tarif réduit pour cette nuit-là (60€), si on prenait une 2ème nuit on passerait à 130€ apparemment parce que c’est le week-end… Du coup, nous irons à côté chez Suze et Jo le lendemain.   

 

Après une bonne nuit dans le luxe, nous quittons cet endroit charmant pour aller jusqu’au nord de l’île à Poingam. On passe chez Suze et Jo, un gîte situé juste à côté de l’hôtel pour réserver un bungalow pour la nuit. Nous sommes accueillis par une mamie blanche dynamique. On fait ensuite un détour par Poum pour trouver de quoi manger ce midi car sinon au nord on craint de ne rien trouver hormis le resto de Poingam. Finalement, on ne trouvera qu’une petite station essence où on achètera une baguette…

Sur la route vers Boat Pass, un panneau indique la plage de Nenon sur la gauche. On s’y arrêtera 1h pour se balader et on verra pleins d’étoiles de mer sur le bord de l’eau et même une petite raie. On tentera le snorkeling mais l’eau n’est pas assez claire à cause du fond sablonneux. La plage n’a pas de sable blanc mais à des airs du bout du monde.

Nous arrivons ensuite à Boat Pass, c’est la fin de la route, nous sommes tout au nord de l’île. Malheureusement, c’est marée basse du coup ce n’est pas idéal pour les photos. Nous allons ensuite au Relais Poingam où nous mangeons un sandwich. Pour y aller depuis la route principale, les 4 premiers km sont de la piste mais après on retrouve la route. De là, plusieurs randonnées sont possibles.

On choisit le sentier de 5 km AR qui va jusqu’au marais salant où l’on profitera d’un bain d’argile avec finition au bain floral de niaouli ! L’endroit est tenu par Noémie et est soumis à participation libre. On a l’impression d’arriver sur la plage de Robinson. On y rencontrera 2 autres voyageurs installés à Nouméa avec qui on discutera un moment. La balade est agréable, on verra de beaux chevaux sauvages, de jolis points de vue sur les vallées, une forêt de niaouli. Des panneaux explicatifs sont disposés le long du parcours. Il est prévu 2h mais nous l’avons fait en 3h avec beaucoup d’arrêts, le bain d’argile et le papotage.

A 17h, nous prenons le chemin du retour vers le gite de Suze et Jo où nous passerons la nuit.  Le bungalow est tout confort, lit et oreiller au top. Une cuisine tout équipée, on a même pu faire une machine.

Aparté sur l’état des routes

Les routes sont la plupart du temps praticables mais il faut parfois s’attendre à des pistes ou des routes pas toujours en bon état. Néanmoins, ça passe même avec une petite voiture. Par contre, certaines voitures nous ont bien fait rire entre les sans pare-brise ou les sans portes ! C’est pire qu’en Asie !   

Poum – Hienghene

Après l’une des meilleurs nuits que nous ayons passée en Nouvelle-Calédonie, nous prenons la route en direction de Hienghene. La route est magnifique, bordée de paysages vallonnés, de palmiers, de niaouli, des couleurs qui contrastent entre le vert clair de l’herbe et le foin orangé.

Petit arrêt devant l’église de Pouebo avant de rejoindre la cascade de Colnett. Visible depuis la route, on peut y accéder rapidement par un petit chemin. La cascade est magnifique, sur plusieurs niveaux, offrant de multiples bassins en guise de piscine naturelle. On y restera 2h à profiter et à se baigner. Il y a un snack juste après la cascade et le pont, on s’y arrête pour déjeuner. Service un peu long mais pratique proposant sandwich, panini, hamburgers (fermé lundi et mardi).

On s’arrête ensuite devant la cascade de Tao. L’entrée du sentier est payante 200 F/pers, nous sommes un peu pressés alors on se contente d’observer cette chute impressionnante de 100 m du pont. Entourée par une végétation luxuriante tropicale, c’est magnifique. Ça nous rappelle un peu la végétation de Cap Tribulation au nord de l’Australie.

Direction ensuite le bac de la Ouaieme, seul moyen pour atteindre Hienghene en venant du nord de la côte Est. La traversée dure 3 minutes et c’est gratuit. On passe au milieu des montagnes, c’est très sympa. Le bac fonctionne en continu tous les jours.

Petit arrêt sur l’aire de repos aménagée pour un point de vue sur le Sphinx. De ce côté, difficile de voir la ressemblance…

On passe ensuite devant un point de vue sur la poule couveuse, d’abord depuis un pont puis sur le côté de la route où des jeunes ont improvisé une fête ! Il est déjà 16h30 passé et la luminosité n’est plus très bonne pour les photos.

On se rend au camping de Babou côté Ocean. C‘est un centre de plongé qui fait aussi camping et loue du matériel. On y prend 1 nuit. La tente est déjà montée, face à la mer quasiment sur la plage ! Les douches sont tièdes (réglées soit disant à 32° pour économiser l’eau) et le wifi est censé fonctionné aux horaires d’ouverture (7h-18h) mais il ne marche pas toujours… Pour manger, c’est bouilloire ou feu de bois. On part chercher quelque chose à manger chez Numa, le seul « magasin » ouvert le dimanche ici. On y trouvera pas mieux que des nouilles lyophilisées. Ça fera l’affaire pour un soir avec un paquet de gâteau.   

Hienghene – Bourail

Après une bonne nuit bercés par le son des vagues, nous quittons Hienghene direction Bourail, dernière étape de notre tour de la Grande Terre. Avant cela, arrêt au 6 à 7 pour prendre un sandwich pour le déjeuner, au Mobil pour faire le plein d’essence et nous retournons aux quelques points de vue sur la poule couveuse de la veille mais cette fois-ci soleil de face ce n’est pas mieux. (À noter que la Gendarmerie a une très belle vue sur la poule! 🙂 )

Nous passons ensuite à la plage du billet de 500. L’accès coûte 100 F/pers à régler en face. C’est le même prix pour la baignade, photo et pique-nique. Pas sûr que ce soit très légale mais bon… Ça nous rappelle l’Asie! Cette plage se trouve sur l’ancien billet de 500 F d’où son nom… Il y a un gros rocher karstique très photogénique.

On part ensuite observer les falaises et la lagune lindéralique. Ces pics karstiques sont impressionnants et de toute beauté avec, comme hier, un magnifique ciel bleu en toile de fond. Un ponton se trouve sur une aire de camping indiquée comme fermée avec de la rubalise mais on passe quand même vite fait à pied. On a le soleil de face donc pas top pour les photos, les pics sont dans l’ombre.

Sur la route vers Bourail, on passe devant une jolie chapelle bleue et blanche. On s’arrête sur la route sur une jolie aire de repos avec table de pique-nique pour déjeuner devant l’océan. Petit arrêt photo devant le Presbytère de Cié (Tyé).

La route nous fait passer par Poindimie et la plage de Tieti. Un peu avant d’arriver sur Bourail, on passe par le col des Roussettes, un superbe paysage montagneux. Nous mettrons 4h pour atteindre Bourail en comptant la pause déjeuner et les arrêts photos.

Il est 14h30 quand nous arrivons dans le centre de Bourail. On décide de se rendre à la baie de la Roche Percée, point de départ du sentier des Trois Baies. 3,8 Km AR. Qui fait aller jusqu’à la baie des Amoureux en passant par la baie des tortues.
Nous mettrons 2h pour faire l’AR avec les arrêts. Il y a de bonnes montées avec un dénivelé assez important mais ça se fait. La vue depuis le point 2 est très jolie. Sinon, il faut quand même avoir de l’imagination pour voir une ressemblance avec un bonhomme pour le rocher qui porte ce nom… Nous ne verrons pas de tortues à la baie des tortues mais un panneau explique qu’on en voyait
beaucoup jadis qui venaient pondent leurs œufs mais depuis le braconnage des tortues, en voir ici est devenu exceptionnel.

C’est déjà la fin de journée, nous allons faire quelques courses au Leader Price de Bourail avant de rejoindre le Gîte de la Vallée où nous avons réservé 2 nuits. N’ayant pas de connexion internet, c’est celui qui était le moins cher sur nos prospectus après le camping du Rêve de Nemo mais ne sachant pas si ce dernier prête du matériel, on a assuré le coup en prenant une chambre dans ce gîte à 4200 F la nuit avec SDB privée. Seul inconvénient, il n’y a pas de cuisine, ce sera donc pâtes lyophilisées à la bouilloire ou sandwich… L’endroit n’est pas très bien indiqué, voire pas indiqué du tout sauf une fois qu’on est presque arrivés ! La route pour y accéder n’est pas terrible non plus ! Mais heureusement, on a pu compter sur la gentillesse des habitants pour nous guider. Le gite est en plein cœur de la vallée, la chambre est grande, décorée avec soin et très propre.   

Après une superbe nuit dans notre super lit, nous commençons la journée par une petite randonnée dans le parc de Deva. Nous choisissons le sentier Oua Koue qui fait 5,5 km AR. Nous le parcourons en 2h20 avec de très nombreux arrêts photos. Les points de vue sont à couper le souffle entre les montagnes et le lagon.

On passe ensuite se renseigner sur les prestations du Spa (Deep Nature) dans l’hôtel Sheraton. Ça me tente bien mais c’est assez cher…

Direction ensuite la plage de Poe pour une après-midi farniente. On voulait manger au snack du camping du Rêve de Nemo mais aucun plat en dessous de 2000 F… Il y a une épicerie à côté où comme d’habitude il n’y a pas grand chose. On se contentera de 2 glaces ! Finalement, nous ne resterons pas longtemps sur la plage car malgré la beauté du lagon, il y a un vent très froid qui nous refroidis. Tant pis pour la baignade et le snorkeling. On rentre tôt au gîte pour se reposer.  

plage de Poe à Bourail

Bourail Nouméa

Le lendemain sonne la fin de notre road trip sur la Grande Terre. Nous quittons Bourail, toujours sous un beau ciel bleu, pour rejoindre Nouméa. Nous passons l’après-midi au centre culturel Tjibaou dédié à la culture kanak et à Jean Marie Tjibaou, haute figure de l’indépendance kanak.

Centre Culturel Tjibaou en Nouvelle-Calédonie

Le lendemain matin, nous rendons la voiture de location avec une fois encore une mauvaise nouvelle. Il y a un impact sur le pare-brise entrainant une facture de 278 €, un coût plus cher que la location elle-même !
Conseil : si vous avez une carte Visa Premier, pensez à payer avec, y compris l’empreinte pour la caution et mettez le nom du détenteur de cette carte sur tous les contrats.  

Nous profitons de nos 2 derniers jours sur Nouméa pour aller au marché faire quelques achats souvenirs avant d’envoyer un colis en France et pour préparer la suite de notre voyage en Polynésie Française !   

Transports en Nouvelle-Calédonie

Nouméa en Nouvelle-Calédonie

Notre billet pour la Nouvelle-Calédonie était inclus dans notre billet tour du monde. Nous n’avons donc pas d’éléments particuliers à vous donner sur les vols France – Nouméa. Cependant, on ne va se mentir, la Nouvelle-Calédonie est une destination chère mais qui en vaut vraiment la peine ! Alors, n’hésitez pas à comparer le prix des billets d’avion sur le site de Skyscanner. Comptez entre 1200 € et 1900 € le billet AR selon que vous ayez une ou deux escales et entre 24 h et 30 h de vol depuis Paris. On vous l’avez dit, c’est le bout du monde ! 😉

Trajet aéroport – centre-ville de Nouméa

L’aéroport international Tontouta se trouve à 45 km au nord-est de Nouméa. Le trajet en taxi jusqu’à Nouméa s’élève à environ 10 000 FCFP (84 €), mais il existe aussi des navettes. Pour se rendre de l’aéroport à Nouméa en navette, compter 5 000 FCFP (42 €) pour 2 avec Allô Transports, et 3 000 FCFP (25 €) par personne avec  Arc en Ciel. Il existe de nombreuses autres compagnies faisant la navette.

On peut aussi prendre des bus urbains (environ 500 FCFP, soit 4,20 €). 

Avion – Pass inter-îles

avion Air Calédonie pour rejoindre l'île des Pins

Tous les vols domestiques sont assurés par Air Calédonie. Au départ de l’aéroport domestique de Magenta à Nouméa, la compagnie aérienne dessert tous les jours l’île des Pins et les îles Loyauté. Maré, Lifou et Ouvéa se trouvent à environ 40 mn d’avion de Nouméa, et l’île des Pins à seulement 20 mn.

La compagnie dessert aussi la Grande Terre : Koumac, Touho, Belep et Koné. Que vous soyez un client international ou local, vous pouvez acheter le Pass inter-îles. La formule permet de découvrir Grande Terre et les îles avoisinantes (île des Pins et îles Loyauté) à des tarifs préférentiels. Au moment de l’achat, on réserve un itinéraire utilisant 4 coupons. Il faut utiliser les segments au plus tard 30 jours après la date de départ du 1er coupon. Pour 4 « segments de vol » (soit 2 allers-retours), compter 26 900 CFP par adulte (environ 225 €).

Bateau

Le Betico 2 Nouméa - île des Pins - Nouvelle-Calédonie

Le Betico 2 (prononcer « Béticho »), rebaptisé « Vomico » par les Calédoniens, est un grand catamaran rapide, qui accueille plus de 350 passagers. Il relie Grande Terre à l’île des Pins et aux îles loyauté (Ouvéa, Maré, Lifou).

Départ du centre-ville de Nouméa, face au musée de l’Histoire maritime (1, avenue James-Cook, quai FED).

Le Betico 2 relie Nouméa à l’île des Pins à Grande Terre en 2 ou 3h. Il est possible de faire l’aller-retour dans la journée : départ à 7h du matin de Nouméa à l’aller ; départ de l’île des Pins à 17h pour le retour. 10700 XPF (90 €) pour cet aller-retour Nouméa-île des Pins dans la journée.

Le Betico 2 se rend également aux îles Loyauté. Il quitte Nouméa vers Maré (3h45 de trajet), puis s’en va vers Lifou (ajouter 1h30) pour terminer sa navigation à Ouvéa (4h de trajet en plus). 7 750 XPF (65 €) l’aller simple Nouméa – Maré ou Lifou, et 4 260 XPF (35,70 €) le trajet inter-îles Loyauté.

Le Havannah(de la Compagnie maritime des îles) relie lui aussi, une fois par semaine, Nouméa aux îles Loyauté.   

Nos hébergements

N’ayant rien réservé au préalable, nous avons trouvé tous nos logements grâce aux brochures prises à l’Office du tourisme de Nouméa. D’ailleurs, il existe un guide très bien fait et gratuit qui recense tous les logements, loueurs de voitures/scooter, activités, etc. : le Globe-Trotteur.

Vous trouverez aussi des cartes détaillées avec les points d’intérêts de chaque île à l’office du tourisme.

3 nuits sur l’île des Pins

Relais Kuberka 28 200 F (soit 237 €)

Relais Kuberka - île des Pins
Situé sur la baie de Kuto, composé de 8 chambres et 3 bungalows, piscine et restaurant.
La navette vient vous chercher à l’aéroport et vous y dépose.

4 nuits sur Lifou

La Petite Baie 23 890 F (soit 201 €)

Au milieu de la tribu de Joj, au Sud de Luengöni, Annette et sa ribambelle de chiens vous reçoivent en bordure du lagon dans une case traditionnelle, une paillote ou deux petits bungalows situés près de sa maison.

chambre et WC/douche privés attenants à la chambre. Tout est très propre et il y a une cuisine où l’on peut se faire à manger. Juste au fond du jardin, une petite plage privée juste pour nous. Nous sommes au bout du monde, seuls sur une jolie petite plage déserte, au fin fond d’une île en Nouvelle-Calédonie.

3 nuits sur Ouvéa

Nous avons eu la chance et le bonheur d’être accueillis par Nelly, la sœur de David dans sa case traditionnelle.

case à Ouvéa

Cependant, il semblerait que la zone du Mouli soit plébiscitée par bon nombre de voyageurs et notamment le Gite les cocotiers. Pour info, il y a un camping pas loin de la plage à Lekiny.

1 nuit à Farino

Refuge de Farino : 900 F/pers + tente 1100 F + tapis de sol 210 F (soit 28 €)

L’endroit est sympa au milieu d’une belle végétation et au pied d’une rivière mais la cuisine n’a qu’une casserole et une poêle, aucun autre ustensile ! Gaz, micro onde, frigo. Pas de papier toilette dans les WC, c’est un cabanon avec un WC, 2 douches séparées d’un simple rideau. C’est vraiment très basique, l’accueil de Florence n’est pas très chaleureux, comptez sur le strict minimum. Wifi uniquement en haut près de l’accueil. Par contre, lumière dans la cuisine et WC et prises dans la cuisine pour se charger.

1 nuit à Koné

Hôtel Hibiscus – Cette nuit nous a été offerte dans le cadre d’un partenariat.

L’hôtel dispose de 25 chambres très confortables au mobilier moderne et décorées avec goût. Nous avons eu la chance d’être logé dans la « chambre Luxe Balnéo » composée d’un lit king size, d’une belle douche à l’italienne et cerise sur le gâteau, d’un jacuzzi privatif sur le balcon !

Vous pouvez aussi profiter gratuitement d’une belle piscine, d’un hammam et d’un restaurant de qualité où l’on peut déguster certaines spécialités locales, comme le cerf par exemple. Quant au Wifi, il est disponible gratuitement dans tout l’établissement et fonctionne plutôt très bien, ce qui n’est pas toujours le cas en Nouvelle-Calédonie !

Cet hôtel a surtout l’avantage de proposer des packs hébergement + Vol au-dessus du cœur de Voh.
Le PACK PREMIUM Balnéo valable pour 2 personnes incluant : le dîner, le petit déjeuner, la nuitée en chambre balnéo (celle avec le jacuzzi privatif !), 1 vol duo de 1 heure chacun avec survol du cœur de Voh et du lagon d’Oundjo est à 64 200 FCP* (538 €) soit 32 100 FCP par personne. Il s’agit du pack dont nous avons bénéficié. C’est un coût qui peut sembler important, surtout lorsque l’on est en tour du monde, mais au regard de l’expérience vécue ce n’est pas excessif et ça en vaut vraiment la peine !

2 nuits à Poum

1 nuit à l’hôtel Malabou beach – 7200 F soit 60 €

L’endroit s’avère être un véritable petit havre de paix. Bungalow moderne tout confort, excellente wifi. Il y a une jolie plage juste au bord de l’hôtel, piscine, tennis, bref top. On serait bien resté les 2 nuits mais nous avons bénéficié d’un tarif réduit pour cette nuit-là (60€), si on prenait une 2ème nuit on passait à 130€ apparemment parce que c’est le week-end…

1 nuit chez Suze et Jo – 8000 F (soit 67 €)

Chambres d’hôtes en bungalows « grand confort »(lit et oreiller au top), situés en bord de plage à Malabou, sur la baie de Néhoué. Cuisine tout équipée, on a même pu faire une machine et un accueil chaleureux par une mamie dynamique !

1 nuit à Hienghene

Camping Babou côté Ocean 3400 F : location tente + matelas (soit env. 29 €)

Camping Babou côté Ocean à Hienghene

C‘est un centre de plongé qui fait aussi camping et loue du matériel. La tente est déjà montée, face à la mer sur la plage ! Les douches sont tièdes (réglées soit disant à 32° pour économiser l’eau) et le wifi est censé fonctionné aux horaires d’ouverture (7h-18h) mais il ne marche pas toujours… Pour manger, c’est bouilloire ou feu de bois.

2 nuits à Bourail

Gîte de la Vallée – 8400 F (soit 70 €)

Chambre avec SDB privée. Seul inconvénient, il n’y a pas de cuisine. L’endroit n’est pas très bien indiqué, voire pas indiqué du tout sauf une fois qu’on est presque arrivés ! La route pour y accéder n’est pas terrible non plus ! Mais heureusement, on a pu compter sur la gentillesse des habitants pour nous guider. Le gite est en plein cœur de la vallée, la chambre est grande, décorée avec soin et très propre. 

Lorsque nous étions sur Nouméa, nous avons passé 9 nuits à Tontouta, hébergés chez un ami de Steph. Nous n’avons donc pas d’hébergements à vous recommander en particulier. Mais vous pouvez regarder ici.

Budget 1 mois en Nouvelle-Calédonie

Notre budget comprend les vols internes vers l’île des Pins, Lifou et Ouvéa, les hébergements, la nourriture, les locations de voitures et scooter, les activités et les extras. Nous n’avons pas compté le billet d’avion pour nous rendre à Nouméa puisqu’il était inclus dans notre billet tour du monde.

Au total, nous avons dépensé 3 348 € en 27 jours soit 1674 €/pers soit 124 €/jour/2 pers.
Cela représente 1206 € de plus par rapport à notre budget estimatif. Cela s’explique d’une part, par le coût de la voiture de location que nous n’avions pas prévu ainsi que la réparation du pare-brise et d’autre part, par le coût de la vie sur place que nous avions clairement sous-estimé.

Bilan budget 1 mois Nouvelle-Calédonie

Prix indiqué en francs pacifiques. Taux en vigueur 1 € = 119,33 XPF

Bilan de notre séjour en Nouvelle-Calédonie

10ème pays de notre tour du monde, la Nouvelle-Calédonie est une destination que l’on rêvait de découvrir. Après 9 mois de voyage, ce fut l’occasion de retrouver un bout de France et ses petits plaisirs culinaires ! Néanmoins, le coût de la vie sur place fut un vrai choc. Tout y est vraiment beaucoup plus cher et nous avons largement dépassé le budget prévu.

Mais c’est sans doute le prix à payer pour découvrir ces paysages magnifiques, souvent seuls au monde. Une impression de bout du monde.

Nous gardons en mémoire de très belles rencontres avec des gens accueillants, généreux, prônant une vie simple et authentique. Nous pensons bien sûr à David, l’ami de Steph, que nous remercions de tout cœur pour nous avoir accueillis chaleureusement au sein de sa famille et qui nous a permis de mieux comprendre l’histoire et les coutumes de cette terre française du bout du monde. On espère revenir un jour pour découvrir ton île, Maré. 😉 Un grand merci aussi à Nelly, la sœur de David, qui nous a accueillis tout aussi chaleureusement au sein de sa tribu sur l’île d’Ouvéa.

S’il y avait une chose à regretter, ce serait peut-être une météo un peu « fraîche » lors de notre passage en mai (début de l’hiver en Nouvelle-Calédonie). Alors, bien sûr, rien à voir avec nos hivers de métropole ! Mais, il nous a parfois manqué quelques degrés pour profiter pleinement des plaisirs de la baignade dans ces endroits paradisiaques.

Pensez également que la vie sur les îles est différente de celle sur le Caillou. On a parfois eu du mal à trouver de quoi manger, il y a très peu de magasins, les horaires d’ouverture sont parfois changeants et restreints. On prend alors pleinement conscience des conditions de vie des insulaires. Une vie simple, sans superflu, parfois solitaire mais pour le moins ressourçant pour celui qui la découvre. Le fait que nous voyagions hors saison a peut-être aussi joué en faveur de ce sentiment d’être seuls au monde.

Pour finir, on ne peut que vous conseiller de venir découvrir ce paradis du bout du monde encore protégé du tourisme de masse. Les infrastructures pour accueillir les touristes sont peu nombreuses. Son éloignement y est sans doute pour beaucoup.

Ce petit bout de terre perdue au milieu du Pacifique dont les voisins les plus proches sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mérite le détour c’est certain. Mais une chose est sûre, le Paradis, ça se mérite ! 😉



 

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